Un duplex en 360 degrés? Une première mondiale (on pense)

nico360bis

On s’est lancés dans un défi un peu fou. Détourner la technique de la caméra 360° pour matérialiser un choc à l’image: la rencontre entre deux univers opposés. On vous raconte toute l’aventure, pas-à-pas. Bienvenue dans la matrice.

Journal de bord : juin 2016 – On fait quoi?

Grand brainstorming à Matélé sur notre journée numérique #tousàtable. Pour conquérir le web (on a les dents longues, niark), il faut identifier ses codes, et ses évolutions technologiques. Parmi elles, le 360°. Une photo ou une vidéo panoramique que vous pouvez tourner de tous côtés.

Réflexion générale de la rédaction:

« Oui mais du 360°, ce n’est plus original aujourd’hui. Comment aller plus loin? »

Philippe Palamin lance une idée (une évidence pour lui):

« On pourrait couper la sphère en deux (2 x 180°, vous suivez?) et confronter deux univers que tout oppose. Pourquoi pas la cuisine d’un fast-food et celle d’un resto étoilé?  Ce serait une belle image, qui possède une raison d’être en 360°. »

Je surenchéris:

« C’est sympa, mais il faut mettre du sens, il faut un contenu journalistique. Et si on réalisait une rencontre? Un duplex en vidéo 360° entre deux personnes, chacune dans leur décor? »

idee
Le carnet et le stylo: y’a pas à dire, on est technologiquement à la pointe pour brainstormer.

La graine est plantée, reste à faire germer l’idée. Au fil des réflexions, nous décidons de notre thème final. Ce sera un dialogue entre un représentant du monde agricole et un député européen. Lors des manifs, les agriculteurs nous disent toujours qu’ils n’arrivent pas à parler avec les institutions européennes, trop éloignées, dans leur « tour d’ivoire ».

« Ils veulent se parler? On va ouvrir le canal de communication. Le député sera au Parlement Européen, l’agriculteur dans son exploitation. Boum! Le choc! Le contraste entre les lieux. On interviendra le moins possible, juste pour recadrer la discussion, et on les laissera dialoguer entre eux. »

Journal de bord : octobre 2016 – On fait comment?

Super idée, super motivation, super banane… et puis viennent les super embûches. Le temps file et les questions techniques nous rattrapent. Un duplex, ça ne se monte pas après coup comme un reportage. Si on veut que les deux acteurs puissent dialoguer, il faut pouvoir tout enregistrer en condition live… Et ça, en 360, c’est pas facile.

Listing non exhaustif des problèmes techniques potentiels qui envahissent nos cerveaux

« Il faut 2 caméras, on n’en a qu’une. Il faut du son correct, les caméras 360 ne sont pas fameuses pour ça. Il faut un moyen pour que les protagonistes s’entendent et communiquent. Est-ce qu’ils ont la même taille, pour la hauteur des yeux?  Comment va-t-on coller les deux images l’une à l’autre? »

Un excès de confiance, peut-être nourri par notre expérience télé, nous avait fait penser que « ça irait tout seul ». Erreur! Le 360, c’est un autre monde. Ce n’est pas de la télé, ce n’est pas de la 3D, c’est … autre chose. Philippe et moi avions effectué des recherches: jamais nous n’avions jamais trouvé de projet « 2 x 180° » comparable au nôtre (d’où le titre de cet article). Nous décidons alors d’appliquer le célèbre adage du poète: « Quand tu n’sais pas, tu d’mandes ».

Journal de bord: novembre 2016 – On le fait avec qui?

La priorité absolue, c’est de trouver une deuxième caméra. Nous avons fait d’une pierre deux coups, en dénichant par la même occasion LA personne qui savait s’en servir et répondre à nos interrogations.

Enter… Adrien

Adrien Monnoyer est un ami à moi. C’est un réalisateur qui se passionne pour l’immersion en réalité virtuelle et notamment pour le 360°. Sa dernière vidéo en date est une plongée dans la jungle de Calais, pendant la semaine d’évacuation du camp.

Il accepte de se joindre à l’aventure, de même que Jeremiah Degeimbre, un cameraman de Matélé. Questions, réponses, discussions, explications, perspectives. On brainstorme (again).

angles
Les interlocuteurs doivent-ils regarder la caméra? Ou se regarder dans les yeux?

Journal de bord: 18 novembre 2016 – Les mains dans le cambouis

On nous l’a toujours dit: avec le web, ce qui compte, c’est l’expérience utilisateur. A partir de ce constat, nous arrêtons les tergiversations théoriques. Nous décidons de nous placer dans la peau de l’internaute pour visualiser le résultat final. Et pour cela, une seule chose à faire:

« On se jette à l’eau! Et en conditions réelles. Jeremiah, tu restes à Matélé avec une caméra. Adrien et moi, on va à Bruxelles avec l’autre. »

Petit listing matos pour un duplex 360°sauce Matélé

  • Deux caméras 360 (une Ricoh Theta S et une Samsung Gear)
  • Deux caméras classiques (broadcast télé) avec des micros-cravate HF: elle servent uniquement à enregistrer le son correctement
  • Deux GSM équipés de super combos écouteurs-micros: c’est ce qui permettra aux interlocuteurs de s’entendre en live
  • L’indispensable carnet de notes avec les croquis
  • Trois cerveaux en état de marche qui devront reconstituer à l’envers toute la démarche: depuis l’image finale pour l’internaute jusqu’à la manière de tourner pour y arriver

Lors du tournage, les premiers problèmes surviennent très vite. Un exemple? Comment synchroniser le son? Aucun souci pour accorder chaque tandem « camera classique – camera 360 »: un simple clap suffit. Par contre, il est beaucoup plus difficile de synchroniser les deux tandems à distance. On opte pour un « clap au bout du fil ». En gros, ça donne ceci:

« Allo, Jeremiah, tu m’entends? OK on y va. Un…deux…trois…clap! Attends ça ne va pas, on n’était pas en même temps. »

Je suis sûr qu’il existe des moyens de synchroniser via les horloges internes des caméras, mais on n’a pas trop le temps d’y regarder. On se contentera donc de ce clap approximatif en se disant qu’on jouera sur le décalage de frames au montage.

Le deuxième problème à gérer est encore plus évident et se résume en une image:

metre
Quelle position doit-on prendre par rapport à la caméra? Quel angle? Quelle distance entre les deux personnages? On discute de tout ça par téléphone, mais à l’aveugle, puisqu’on ne sait pas si l’autre fait exactement la même chose que nous au bout du fil.

Globalement, le tournage se passe bien. On rentre avec la matière (conséquente). Le sujet de discussion du duplex ne vole pas haut (on parlera principalement de la grande passion de Jeremiah pour le jeu Airstone).

Journal de bord: 24 novembre 2016 – L’ascenseur émotionnel

Monter dans des formats différents, avec des caméras qui ont des optiques différentes, des résolutions différentes, des programmes différents de stitching (le collage des vidéos ensemble) … Tous les ingrédients sont réunis pour une journée de prise de tête. Avec un joli passage de désespoir aux alentours de 14h, durant lequel je me dis qu’on va devoir laisser tomber le projet dans son entièreté.

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Après des heures d’imports, conversions, retouches, montages, exports, uploads sur Facebook et YouTube (remember, « ça ira tout seul »?), nous arrivons enfin à tirer des résultats satisfaisants de nos tests, selon trois configurations. Et… roulement de tambour: les voici.

(Oui je vous ai fait patienter jusqu’ici pour les voir)

Configuration n°1


Dans cette configuration, les deux personnages regardent vers la caméra. (L’artefact au niveau du stitching a été corrigé depuis.)

Les + : techniquement, c’est la plus simple à réaliser. On ne se soucie pas de l’emplacement, de l’angle, de l’échelle des personnes.

Les – : on ne voit jamais les deux gars en même temps. L’internaute a peut-être l’impression d’être un obstacle entre eux. Il faut sans arrêt tourner de gauche à droite, ce qui peut vite lasser.

Configuration n°2


C’est clairement ma favorite (pas forcément celle de Philippe). Ici, les deux personnages se font face, et forment un triangle avec l’internaute.

Les + : cela dégage une véritable impression de dialogue. Les personnages sont sur le même écran: on peut les voir parler sans trop bouger, et tourner de temps en temps pour voir le décor (promis, le vrai sera plus beau et plus grand que nos locaux de montage).

Les – : techniquement, c’est la configuration la plus difficile (et de loin), car il faut mesurer les distances, le hauteur des yeux, de la caméra, les axes. Il faut aussi énormément chipoter au montage pour ajuster les plans (mais cela est principalement dû au fait que nous avions deux caméras aux optiques différentes).

Configuration n°3


Une variante de la config n°2. Une idée très intéressante de Philippe.

« Puisqu’ils utilisent de toute façon des téléphones pour communiquer, pourquoi ne pas assumer le truc à 100 %. On laisse tomber les oreillettes et les micros-cravate, on les voit avec le téléphone en main, et on enregistre directement la conversation sur les gsm. »

Les + : on évite les problèmes de regard entre les protagonistes. Quand on est au téléphone, les yeux vont partout… Les pieds aussi d’ailleurs, attention à ne pas sortir du champs. Techniquement, cela permet aussi de se passer des caméras classiques pour le son. D’un point de vue « marketing journalistique » (dieu! que je hais ce mot), cela dégage une image forte, une identité qui peut faire partie entière de la séquence, si on est amené à en réaliser régulièrement.

Les – : esthétiquement, je la trouve moins belle que la version face-à-face, car il n’y a pas de regard direct entre les interlocuteurs. La question de la qualité audio est encore à régler. A tester!

Journal de bord: 25 novembre 2016 – Agenda calé

final

Nos rendez-vous sont pris, nous tournons ce duplex complètement fou début décembre. Il reste de nombreuses difficultés et inconnues (accréditations pour les lieux de tournage, lumière,  conditions météo, timing, réseau gsm).

On sait qu’on se jette dans l’inconnu. On sait que le résultat n’est pas garanti, que la mission peut échouer à tout moment…

« Mais on va la tenter quand-même! »

Journal de bord: 5 décembre 2016 – Le grand jour

Nos deux équipes débarquent chacune sur leurs lieux de tournages respectifs. Philippe et Jérémiah sont à Dorinne, chez l’éleveur Luc Lefèvre. Son ton sympathique, naturel et incisif en font un interlocuteur de choix. Et en plus, il connaît les dossiers. Impeccable. De plus, nous obtenons en prêt une caméra Samsung Gear pour remplacer la Ricoh. Nous avons donc une configuration identique des deux côtés.

parlement

De l’autre côté, Adrien et moi sommes à Bruxelles, au Parlement européen. Les tractations ont été longues et les obstacles nombreux, mais nous obtenons finalement la permission de tourner dans l’hémicycle, chose assez rare en dehors des jours de séance plénière. Marc Tarabella sera notre député. L’homme de la situation, évidemment, puisqu’il est le seul membre belge de la commission agriculture.

On décide finalement d’opter pour la configuration numéro 1, face-caméra, afin de limiter les risques liés aux axes regards et aux distances. Le tournage se déroule globalement sans embûche (on découvrira plus tard que non). Le système d’écoute par gsm fonctionne à merveille. Nous l’avons doublé par un deuxième système, qui relie Philippe et moi, afin de nous synchroniser sur les questions techniques et de contenu.

« Alors, il a dit quoi?  Attend, on a une surchauffe de batterie. »

A la rentrée dans les bureaux, nous découvrons malheureusement que l’une des deux caméras n’a pas tout enregistré. Il était impossible de checker la situation à distance, car la Gear n’est compatible qu’avec un Galaxy S6 et plus (que l’équipe n’a pas en sa possession). Nouveau moment de découragement. Pour moi, honnêtement, c’est mort pour tenir les délais. Le principe fonctionne, mais il n’y a pas assez d’extraits utilisables. Je pense reporter le projet, afin de le réaliser dans de meilleures conditions. Mais la rédaction a déjà pris contact avec Luc Lefèvre pour « réenregistrer » ses parties.

Journal de bord: 6 décembre – 2e round

2e-round

« Redire les mêmes phrases?  Avec la même intonation? S’interrompre et acquiescer au même moment? Il faut être sacrément bon acteur. »

Et bien, notre l’agriculteur l’est, assurément! Nous nous retrouvons donc à trois chez lui à Dorinne (Adrien, Philippe et moi), avec le matériel nécessaire pour ne plus avoir de pépin de caméra. Nous exportons toute la partie audio de la conversation de la veille (qui, elle, était captée par les caméras classiques). Nous lui faisons ré-écouter, et puis lui demandons de poser les mêmes questions, en ne lui passant dans l’oreillette que les réponses de Marc Tarabella. Et tout cela en temps réel. Croyez-le ou non, il l’a fait! Je dispose donc d’extraits des deux tournages, assez corrects pour réaliser un montage.

Journal de bord: 6 décembre – Un montage? Attend un peu…

Le principe de base du 2 x 180 degrés, c’est que l’on peut voir les deux personnages se répondre en permanence. Ici, la notion de plan de coupe n’existe pas, puisqu’il s’agit d’un dialogue.

a-plat-aussi

Il ne devait normalement pas y avoir de montage. Alors, comment ajuster la vidéo des deux côtés, pour que les timings correspondent dans les réponses et les réactions, sans accélérer ou ralentir le temps?

« Et bien, on va quand même inventer des plans de coupe en 360. »

La veille, nous avons pris soin de prendre quelques plans de la ferme et de l’extérieur du Parlement européen. Le problème, c’est que dans le 360, vous ne pouvez pas jouer sur la valeur de plan comme dans une image « à plat » pour réaliser une transition. Si le plan apparaît en cut, c’est complètement perturbant. Les monteurs se reconnaîtront dans cette problématique: quelle que soit l’image, s’il y a une ligne d’horizon semblable, c’est immontable en cut.

La solution? Le bon vieux volet

wipe

Après avoir testé à peu près toutes les transitions possibles et imaginables dans Adobe Premiere, j’opte pour le bon vieux wipe, ou volet. Très lent (une dizaine de secondes), avec une ligne de séparation noire (une séparation floue ne fonctionne pas, elle occasionne des artefacts de transparence, allez savoir pourquoi). Le volet donne en tous cas à l’internaute la sensation d’être petit-à-petit entouré par ce nouveau plan.

Problème: avec un ordinateur d’il y a quatre ans, en résolution 3840 X 1920, et quatre couches de vidéo, il s’écoule entre 1/4 d’heure  et 1h de latence entre la frappe de la commande et la réalisation (même en diminuant la qualité de monitoring par 8). Autant dire que je soupèse chaque geste avant de le tenter. Pour visionner le projet de 10 minutes, il faut… 4h de rendu. Un cauchemar, et la deadline approche.

Journal de bord: 9 décembre, 2h du matin, à quelques heures du lancement de l’opération #tousàtable

export

Après trois jours et presque deux nuits de montage quasi-ininterrompu, le résultat est là, uploadé sur Youtube, prêt à être publié sur notre site matele.be.

Et voici le lien pour vous (Trompettes: tadaaaaam):


Il n’est certainement pas parfait, mais il a le mérite d’être le témoin de notre petite expérience. Et oui, je suis un peu fier.

Conclusions et perspectives

  • La technique fonctionne, même si elle est perfectible
  • Intégrer une tel travail dans le workflow d’un média est très difficile pour l’instant. Notamment pour des raisons de matériel (il faut une bête surpuissante pour faire tourner dans Adobe Premiere toutes les vidéos, les effets et les inscrusts en même temps). Il faut sans doute réaliser une check-list scrupuleuse à chaque étape du processus, car les erreurs ou les problèmes peuvent arriver à TOUT moment et mettre le projet à terre
  • Le contenu, comme toujours, doit justifier l’usage de la technique (ce que l’on voulait dans notre projet, c’était manifester physiquement, visuellement, la rencontre de deux univers improbables)
  • Un mal pour un bien: les soucis techniques nous ont amenés à utiliser des plans de coupe. Au final, ils constituent à mon sens un plus dans le résultat final, pour relancer l’intérêt visuel du spectateur au cours de la séquence
  • Prochaine étape: justifier les plans de coupe par le contenu également, et non plus les utiliser uniquement comme un cache-misère. Il faut les assumer et les utiliser comme contexte, voire comme explication

J’attends désormais vos retours et je vais dormir 🙂

Nicolas Lembrée

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4 réflexions sur « Un duplex en 360 degrés? Une première mondiale (on pense) »

  1. Salut à tous,

    Je bosse aussi des contenus 360° en photo et vidéo, j’ai déjà expérimenté certaines de vos galères. Voilà mes petits trucs, j’espère que ça vous aidera.

    – Pour la question des autonomies : il faut bricoler les pieds et/ou caméra pour avoir accès au branchement USB et tourner sur secteur (de ce genre en DiY https://www.youtube.com/watch?v=bVxrNAMfOtU ou ça s’achète http://www.ebay.fr/itm/like/272323049058?lpid=97&chn=ps)

    – comment améliorer l’image : la pire image est celle de la Theta, mais, à défaut de changer de caméra, en ramenant un peu d’éclairage, ça l’aidera à ne pas avoir à surexposer des zones sombres (les plus moches). Un éclairage assez franc, pas trop de sujet en contre-jour, ça aidera déjà un peu. Sutout que votre format en 2×180 laisse pas mal de place hors-champ pour caler des lampes et bien éclairer les sujets. Ensuite, post-prod de l’image dans Adobe Premiere 😉

    – la transition en flou : essayer au max d’arranger le mobilier… mais c’est la galère.

    – le pied de caméra moche : utiliser un monopod (ou l’extension pour brancher les caméras), ou un selfie-stick pour qu’il n’y ait rien qui dépasse juste sous la caméra

    – « Comment faire pour que la séquence finale débute au bon endroit sur l’image  » il faut centrer l’image dans Premiere avant de rajouter les méta données 360. Il y a des tutos là dessus mais je ne les retrouve plus. Google/Youtube sont vos amis.

    – Pourquoi la séquence apparaît-elle un peu zoomée sur Facebook et Youtube? Aucune idée. Peut-être les méta-données 360…

    Hésitez pas à m’écrire si vous voulez qu’on en discute plus en détails !

    a+

    Quentin

    J'aime

    1. Un tout grand merci pour ces infos. À priori, les décors de la version finale seront de grands espaces, sans mobilier particulier. Nous aurons peut-être une 2e Samsung pour le tournage, on croise les doigts… Reste la question du regard (face à face ou face-cam?)

      J'aime

  2. Salut !

    Une réponse pour cacher le pied de la caméra, et autres projecteurs ou éléments intempestifs dans l’image :
    Le plug Skybox studio pour after effect, qui permet en fait de « déplier » la sphère 360 en un cube. –> Avec les faces du cube, la retouche d’image est beaucoup plus facile, notamment pour le haut et le bas.

    Un petit lien vers un tuto : (le pied est enlevé à environ 7min)

    A ce sujet, si vous tournez en extérieur, effacer l’ombre du pied de cam peut s’avérer beaucoup plus complexe que juste le pied. C’est d’autant plus vrai si vous tournez en début ou fin de journée avec un beau soleil, et que vous avez une ombre immense. Auquel cas, il faut s’assurer autant que possible qu’il n’y a pas de passage/mouvement sur l’ombre. Un piéton qui se balade et qui piétine l’ombre l’espace d’un court instant peut se transformer en grosse galère de post-prod…

    D’une manière générale, éviter le mouvement sur tout ce qui sera retiré en post-prod !

    J’aime bien la configuration n°3 qui nous met un peu dans la position d’une petite souris, qui aurait le pouvoir d’observer deux lieux distincts en même temps –> Esthétique du voyeur, assez jouissif, avec un rendu plus « fiction » à mon sens.

    La config n°2 est chouette aussi, on force le regard des intervenants à travers la transition, ça donne un cadre plus institutionnel, plus carré à mon sens.

    Bonne continuation et courage !

    J'aime

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